Comprendre les fauteuils de soins médicaux

Guide conceptuel sur le positionnement du patient, le déroulement des soins et la conception de l’espace de traitement

Un fauteuil de soins médicaux peut sembler être un équipement relativement simple. En réalité, il se situe au carrefour de plusieurs éléments importants des soins de santé : le patient, l’acte clinique, le personnel médical, l’équipement de soins et l’environnement physique dans lequel s’effectuent les soins.

Cela revêt une importance particulière lorsqu’un patient passe plusieurs heures dans le fauteuil ou lorsque les praticiens doivent intervenir à plusieurs reprises auprès du patient au cours du traitement.

La bonne question n’est donc pas simplement :

«Quelle chaise offre le plus de fonctionnalités ? »

Une question plus pertinente serait la suivante :

« Que doit permettre le fauteuil au cours de ce traitement en particulier ? »

Ce guide explique les principes qui sous-tendent cette question.

1. Réfléchissez au traitement avant de vous installer dans le fauteuil

Le choix d’un fauteuil médical commence souvent par l’examen des caractéristiques techniques : nombre de moteurs, dimensions, accessoires ou revêtement.

Un meilleur point de départ est le traitement lui-même.

Réfléchissez à ce qui se passe réellement entre le moment où le patient entre dans la salle de soins et celui où il en ressort.

Un processus de travail type pourrait inclure :

Le patient arrive → s’installe dans le fauteuil → est positionné → l’accès vasculaire ou à l’équipement est établi → le traitement commence → changement de position pendant le traitement → le personnel procède à des interventions (par exemple, une procédure d’urgence) → le traitement prend fin → le patient quitte le fauteuil → le fauteuil est nettoyé et préparé pour le patient suivant.

Chaque étape de cette séquence impose des exigences différentes à la chaise.

Par exemple, une fonctionnalité qui s’avère extrêmement utile pendant une dialyse peut s’avérer bien moins importante lors d’une perfusion de courte durée. Un fauteuil conçu pour la TMS doit résoudre des problèmes de positionnement qui ne se posent généralement pas lors d’un don de plasma. Un fauteuil de transport doit répondre à des exigences auxquelles un fauteuil de traitement fixe n’est pas soumis.

Le fauteuil approprié est donc déterminé par le déroulement des soins, et non pas simplement par le nom du traitement.

2. Un fauteuil de soins relie trois systèmes

Pour bien comprendre la conception des sièges médicaux, il est utile de considérer trois systèmes interdépendants :

Le patient

Le fauteuil doit s’adapter à la morphologie du patient, à sa mobilité, à ses besoins en matière de confort et aux changements de position pendant le traitement.

Le clinicien

Les professionnels de santé doivent être en mesure d’accéder au patient, de réaliser des actes médicaux, d’utiliser du matériel et de réagir rapidement en cas de besoin.

L’environnement thérapeutique

Le fauteuil se trouve dans un espace physique où se côtoient des personnes, des appareils médicaux, des câbles d’alimentation, du matériel de perfusion, des tables, des moniteurs et des voies de circulation.

Une bonne conception de fauteuil de soins vise à répondre simultanément aux besoins de ces trois systèmes.

Un fauteuil très confortable mais qui ne permet pas un bon accès clinique n’est pas un fauteuil médical optimal.

Un fauteuil qui offre un excellent accès mais qui s’avère inconfortable au cours d’une séance de quatre heures n’est pas non plus la solution idéale.

Et même un fauteuil d’une excellente qualité clinique peut poser des problèmes s’il n’est pas adapté à la salle de soins ou au déroulement des soins.

3. Le siège médical, c’est une question de positionnement, et pas simplement de s’asseoir

Une chaise classique est principalement conçue pour la position assise.

Un fauteuil médical doit être adapté une succession de positions.

Au cours d’une séance de traitement, un patient peut être amené à :

  • entrez en position debout

  • s’allonger pour le traitement

  • changez de position pour être plus à l’aise

  • lever ou abaisser les pieds

  • permettre au praticien d’y accéder plus facilement

  • se mettre en position d’urgence

  • remettez-le en position verticale avant de partir

Cela signifie que la relation entre l’assise, le dossier, le repose-jambes et l’inclinaison globale du fauteuil est plus importante que n’importe quel mouvement pris isolément.

L’objectif n’est pas le mouvement en soi.

L’objectif est de maintenir le patient dans une position confortable et adaptée tout au long de l’intervention clinique.

4. Le confort est un critère à prendre en compte dans la conception clinique

Le confort est parfois considéré comme un luxe facultatif dans le domaine des équipements médicaux.

Pour un traitement de longue durée, ce n’est pas la bonne façon d’aborder la question.

Un patient soumis à une dialyse, à une chimiothérapie ou à un traitement par perfusion peut rester dans une position à peu près identique pendant plusieurs heures. Même des problèmes relativement mineurs liés à la posture ou au maintien peuvent prendre de l’importance avec le temps.

Parmi les facteurs importants, on peut citer :

  • répartition de la pression corporelle

  • soutien du dos et du bassin

  • position des jambes

  • accoudoir

  • capacité à effectuer de légers ajustements de position

  • propriétés des tissus d’ameublement

  • température et sensation au toucher

  • sentiment de stabilité

Le confort ne doit donc pas être considéré simplement comme un « rembourrage moelleux ».

Un fauteuil très moelleux n’est pas forcément un fauteuil médical confortable.

Le véritable confort sur la durée résulte de l’interaction entre la géométrie, le maintien, les possibilités de réglage et le rembourrage.

5. L’accès du patient fait partie intégrante de la conception du fauteuil

Ce n’est qu’une fois que le patient est assis qu’il est facile d’évaluer un fauteuil de soins.

Mais le fait de s’asseoir sur le fauteuil et de s’en lever constituent en eux-mêmes des événements cliniques importants.

Les patients peuvent être :

  • personnes âgées

  • fatigué

  • faiblesse après le traitement

  • à mobilité réduite

  • anxieux

  • atteints de troubles neurologiques ou musculo-squelettiques

La hauteur d’accès, la position des accoudoirs et l’espace disponible à côté du fauteuil peuvent donc avoir une importance considérable.

Même un fauteuil permettant un excellent positionnement du patient pour le traitement peut poser des difficultés si l’accès est mal aisé.

C’est l’une des raisons pour lesquelles la position de traitement idéale et la position d’entrée idéale ne doivent pas nécessairement être identiques.

6. Le réglage de la hauteur est avant tout une question de flux de travail et d’ergonomie

On dit souvent que les fauteuils de soins réglables en hauteur offrent un certain confort.

Leur rôle principal consiste à concilier deux exigences différentes.

Les patients apprécient généralement une hauteur d’accès adaptée.

Les cliniciens tirent souvent profit d’une position de travail plus élevée.

Si la chaise reste en permanence en position basse, le personnel risque de devoir se pencher à plusieurs reprises ou de travailler dans des positions inconfortables.

Si le fauteuil reste en position haute en permanence, l’accès du patient peut s’en trouver rendu plus difficile.

Le réglage en hauteur permet au siège de s’adapter à ces deux exigences plutôt que d’imposer une position de compromis unique pour répondre aux deux.

Son importance dépend donc de ce que les cliniciens font concrètement auprès du patient.

Dans un environnement de soins caractérisé par des allers-retours fréquents des patients, des interventions vasculaires, des examens ou des transferts, le réglage en hauteur peut s’avérer particulièrement utile.

7. Les accoudoirs constituent des interfaces cliniques

L’accoudoir est l’un des éléments les plus sous-estimés d’un fauteuil de soins médicaux.

Sur une chaise ordinaire, un accoudoir sert principalement à soutenir le bras.

Dans le cadre de la dialyse, du don de sang, du prélèvement de plasma, de la plasmaphérèse et de la thérapie par perfusion, l’accoudoir peut faire partie intégrante de la procédure clinique.

Il devra peut-être prendre en charge :

  • l’épaule et le bras du patient, de manière confortable

  • accès vasculaire fiable

  • différentes morphologies

  • différents emplacements de perforation

  • accès des praticiens

  • changements de position du patient

Un accoudoir fixe oblige inévitablement certains patients à s’adapter au fauteuil.

Un accoudoir réglable permet d’adapter le fauteuil au patient.

Cette distinction revêt une importance particulière lorsque le bras doit rester dans une position stable pendant une période prolongée.

8. Il convient de trouver un juste équilibre entre l’accès des patients aux soins et l’accompagnement des patients

Le personnel soignant doit pouvoir accéder au patient.

Parallèlement, le patient a besoin de soutien et d’un sentiment de sécurité.

Ces exigences peuvent entrer en conflit.

Les supports fixes de grande taille peuvent procurer un sentiment de sécurité au patient, mais ils limitent l’accès.

Les modèles de fauteuils très ouverts peuvent faciliter l’accès, mais n’offrent pas un maintien latéral suffisant pour certains patients ou certaines applications.

La solution appropriée dépend du traitement.

C’est pourquoi des accoudoirs réglables, des éléments amovibles ou rabattables et différentes combinaisons d’accessoires peuvent s’avérer plus pratiques que de chercher à créer un siège universel et fixe.

9. Il convient d’envisager le positionnement d’urgence avant d’en avoir besoin

On a tendance à négliger les fonctionnalités d’urgence, car elles ne font pas partie des opérations quotidiennes habituelles de positionnement.

Mais les équipements médicaux doivent également être adaptés aux situations exceptionnelles.

La question qui se pose n’est pas simplement de savoir si une chaise remplit une fonction d’urgence.

C’est :

Avec quelle rapidité et quelle intuitivité le personnel clinique peut-il placer le patient dans la position requise ?

Dans les contextes de soins où un repositionnement rapide peut s’avérer nécessaire, veuillez tenir compte des éléments suivants :

  • disponibilité de la position de Trendelenburg

  • accessibilité des commandes

  • commandes au pied de secours, le cas échéant

  • capacité à adopter une position horizontale appropriée

  • options de déverrouillage manuel d’urgence, le cas échéant

  • accès du personnel autour du fauteuil

Les procédures d’urgence doivent être prises en compte dans le cadre de la conception globale du poste de soins, plutôt que comme une spécification isolée du fauteuil.

10. La mobilité et les transports relèvent d’exigences différentes

Il peut arriver qu’une chaise doive être déplacée de temps à autre pour permettre le nettoyage ou le réaménagement de la pièce.

Cela ne signifie pas pour autant qu’il s’agisse d’un fauteuil de transport de patients.

Il est utile de faire la distinction entre :

Mobilité de positionnement — déplacement du fauteuil autour d’un poste de soins ou dans une salle.

Mobilité opérationnelle — déplacement régulier du fauteuil d’un espace de soins à l’autre.

Transport de patients — déplacement d’un fauteuil occupé au sein d’un établissement de santé.

Chacune de ces applications impose des exigences différentes en matière de roulettes, de freinage, de direction, de conception structurelle, de poignées et d’alimentation électrique.

C’est pourquoi la question « La chaise a-t-elle des roulettes ? » n’est pas suffisante.

Une meilleure question serait :

« Comment, à quelle fréquence et dans quelles conditions cette chaise sera-t-elle déplacée ? »

11. Le freinage fait partie intégrante de la stabilité clinique

La mobilité n’est utile que si le fauteuil peut également être fixé de manière fiable.

Lors des interventions d’accès vasculaire, des transferts de patients et d’autres activités cliniques, une stabilité prévisible est essentielle.

Les systèmes de freinage centralisés peuvent simplifier ce processus en permettant de bloquer plusieurs roues grâce à un mécanisme coordonné, plutôt que de contraindre le personnel à actionner à plusieurs reprises les freins de chaque roulette individuellement.

Pour les chaises qui sont déplacées fréquemment, il convient donc d’évaluer conjointement leur capacité de freinage et leur maniabilité.

12. La maniabilité ne dépend pas uniquement de la taille des roues

Un grand fauteuil médical sur lequel est installé un patient présente une masse considérable.

Même lorsqu’il est équipé de roulettes de haute qualité, le manœuvrer peut demander un effort considérable.

Des solutions telles qu’une roue d’attelage centrale peuvent modifier les caractéristiques de déplacement du fauteuil en lui fournissant un pivot directionnel ou un point de référence pour la direction.

C’est dans des contextes cliniques réels que l’intérêt d’un tel système apparaît le plus clairement :

  • couloirs étroits

  • ascenseurs

  • salles de soins

  • services bondés

  • repositionnements répétés

Les caractéristiques de mobilité doivent donc être évaluées en tenant compte de l’itinéraire réellement prévu, plutôt que sur la seule base d’une fiche technique.

13. La stratégie d’alimentation doit s’adapter au flux de travail

Le réglage électrique est désormais au cœur du positionnement des fauteuils de soins modernes, mais le mode d’alimentation du fauteuil influe également sur la conception de la salle.

Un fauteuil utilisé principalement dans une gare peut généralement fonctionner grâce au réseau électrique local.

Une chaise déplacée régulièrement ou utilisée dans des endroits où les câbles risqueraient d’entraver le déroulement du travail peut tirer parti d’un fonctionnement sur batterie.

La configuration de la batterie ne doit donc pas être considérée comme une simple mise à niveau.

Cela permet de résoudre un problème opérationnel spécifique.

La bonne question est la suivante :

« À quel moment et pour quelle raison le fauteuil doit-il fonctionner sans être branché sur le secteur ? »

14. Les fonctionnalités intégrées permettent de supprimer certaines étapes du processus de travail

L’un des moyens les plus efficaces d’évaluer la technologie des fauteuils médicaux consiste à se demander si elle permet de supprimer les étapes superflues du processus de traitement.

Une balance intégrée en est un bon exemple.

Si le poids d’un patient doit être mesuré ailleurs, le processus peut se dérouler comme suit :

  1. déplacer le patient vers une balance distincte

  2. effectuer la mesure

  3. installer le patient dans le fauteuil de soins

  4. le transfert ou l’enregistrement manuel des informations

Si la pesée peut être effectuée depuis le fauteuil de soins, certaines de ces étapes peuvent être supprimées.

Cela illustre un principe plus général :

L’intérêt d’une fonctionnalité d’un fauteuil médical ne réside pas dans la fonctionnalité elle-même, mais dans le processus de travail qu’elle permet de simplifier.

La même logique s’applique aux supports de perfusion intégrés, aux tables, aux supports d’appareils, aux commandes et aux interfaces numériques.

15. Les accessoires doivent apporter des solutions, et non pas simplement venir compléter une liste d’options

Les fauteuils médicaux peuvent être équipés de nombreux accessoires.

On est tenté de préciser toutes les options disponibles, notamment lors de la mise en place d’un nouveau service.

Cependant, les équipements supplémentaires entraînent une augmentation des coûts, du poids, de la complexité et des exigences en matière de nettoyage.

Chaque accessoire doit donc répondre à une question précise.

Par exemple :

Poteau à perfusion : Le matériel de perfusion doit-il être déplacé en même temps que le fauteuil ?

Tableau : Le patient a-t-il besoin d’une surface stable pendant toute la durée du traitement ?

Support pour tablette : s’agira-t-il d’un écran, d’un appareil de divertissement ou d’une interface clinique ?

Barrière latérale : La population de patients ou l’intervention nécessitent-elles une protection latérale supplémentaire ?

Poignée de poussée : le personnel devra-t-il déplacer régulièrement le fauteuil ?

Batterie : Le fauteuil doit-il fonctionner sans être branché sur le secteur ?

Accoudoir spécial : cette intervention nécessite-t-elle un positionnement précis du bras ?

La configuration devient beaucoup plus claire lorsque chaque option a un objectif bien défini.

16. Les fauteuils de soins font partie intégrante de l’architecture de la salle

Le choix d’un fauteuil de soins ne doit pas se faire indépendamment de l’espace de soins.

Ses dimensions et son amplitude de mouvement influencent :

  • la distance entre les patients

  • accès des professionnels de santé

  • implantation des équipements

  • nettoyage

  • voies d’évacuation

  • raccordements électriques

  • vie privée

  • visibilité

  • circulation des patients

Un fauteuil inclinable peut occuper nettement plus d’espace au sol que lorsqu’il est en position verticale.

Les accoudoirs, les potences à perfusion, les tables et les moniteurs contribuent également à agrandir l’espace utile du poste de soins.

Pour une nouvelle clinique, il convient donc de réfléchir à la disposition des fauteuils dès la phase de conception des locaux, et non une fois que ceux-ci ont déjà été finalisés.

17. Pensez en termes d’étapes de soin plutôt qu’en termes de produits individuels

Un fauteuil de soins, c’est généralement bien plus qu’un simple fauteuil.

Cela peut inclure :

  • fauteuil thérapeutique

  • matériel médical

  • Matériel de perfusion

  • table de patient

  • moniteur

  • alimentation électrique

  • espace de stockage personnel

  • appareil numérique

  • consommables cliniques

  • matériel de gestion des déchets ou d’hygiène

En considérant ces éléments comme un tout, on peut mettre en évidence des conflits difficiles à percevoir lorsque chaque produit est choisi séparément.

Par exemple, une table de chevet indépendante peut gêner les déplacements du personnel, tandis qu’un support fixé à une chaise ou spécialement conçu à cet effet peut permettre un agencement plus compact.

L’objectif n’est pas simplement de tout faire rentrer dans la pièce.

L’objectif est de créer un environnement de soins dans lequel les personnes, les équipements et les informations puissent circuler efficacement.

18. L’hygiène doit être intégrée dès la conception du produit

Le matériel médical sera nettoyé des milliers de fois au cours de sa durée de vie.

Le nettoyage doit donc être pris en compte dès la phase de conception et d’approvisionnement.

Parmi les questions importantes, on peut citer :

  • Les surfaces fréquemment touchées sont-elles accessibles ?

  • Y a-t-il des espaces superflus ou des endroits où la saleté peut s’accumuler ?

  • Les éléments de sellerie peuvent-ils être remplacés ?

  • Les surfaces sont-elles compatibles avec les procédures de nettoyage de l’établissement ?

  • Peut-on nettoyer efficacement les accessoires ?

  • En combien de temps le fauteuil peut-il être préparé pour le patient suivant ?

La meilleure solution en matière d’hygiène n’est souvent pas une fonctionnalité supplémentaire.

Il s’agit d’un produit dont la conception de base facilite le nettoyage quotidien.

19. Les composants remplaçables modifient la rentabilité du fauteuil

Les revêtements s’usent naturellement plus vite que de nombreux éléments structurels.

Si le rembourrage est difficile ou coûteux à remplacer, des dommages esthétiques peuvent finir par entraîner la mise hors service d’une chaise qui, par ailleurs, est en parfait état de fonctionnement.

Un système de revêtement modulaire et interchangeable vient modifier cette relation.

La chaise peut être considérée comme une plateforme à longue durée de vie dont les pièces soumises à une forte usure peuvent être remplacées tout au long de sa durée de vie.

Ce principe peut permettre d’améliorer :

  • coût du cycle de vie

  • apparence

  • hygiène

  • réparabilité

  • développement durable

  • disponibilité des équipements

L’évaluation d’un dispositif médical devrait donc porter non seulement sur les performances d’une chaise à l’état neuf, mais aussi sur la facilité avec laquelle elle peut être entretenue plusieurs années plus tard.

20. Le prix d’achat et le coût du matériel ne sont pas la même chose

La chaise la moins chère n’est pas forcément celle qui revient le moins cher.

Au fil des années, des coûts peuvent également résulter :

  • entretien

  • pièces de rechange

  • réparations

  • temps d’arrêt

  • remplacement du revêtement

  • temps de travail du personnel

  • nettoyage

  • matériel de remplacement

  • durée de vie du produit

C’est le principe du coût total de possession.

Pour les équipements utilisés quotidiennement, les légères différences en matière d’entretien ou de durée de vie utile peuvent, à terme, s’avérer plus importantes que les différences de prix d’achat initial.

Les services chargés des marchés publics devraient donc tenir compte à la fois du coût d’acquisition et du coût du cycle de vie.

21. Des applications cliniques différentes entraînent des priorités différentes

Il n’existe pas de configuration idéale unique pour un fauteuil de soins.

Dialyse

Parmi les priorités habituelles, on peut citer :

  • confort durable

  • support de bras pour accès vasculaire

  • positionnement d’urgence

  • durabilité

  • nettoyage

  • pesage intégré

  • tables de soins et accessoires

Chimiothérapie et perfusion

Parmi les priorités habituelles, on peut citer :

  • confort

  • positions inclinées

  • autonomie du patient

  • Matériel de perfusion

  • stations de traitement compactes

  • tableaux personnels

  • un cadre de soins accueillant

Prélèvement de plasma et don de sang

Parmi les priorités habituelles, on peut citer :

  • une prise en charge efficace des patients

  • positionnement du bras pour l’accès veineux

  • entrée et sortie faciles

  • nettoyage

  • durabilité

  • positionnement d’urgence

Plasmaphérèse

Parmi les priorités habituelles, on peut citer :

  • positionnement prolongé du patient

  • accès vasculaire

  • ergonomie pour les professionnels de santé

  • réglage de la hauteur

  • positionnement d’urgence

TMS et EEG

Parmi les priorités habituelles, on peut citer :

  • un bon maintien de la tête et du haut du corps

  • reproductibilité

  • accès au niveau de la tête

  • compatibilité avec les équipements de traitement

  • soutien spécialisé pour la tête et le dos

  • réglage précis

Interventions en ambulatoire et convalescence

Parmi les priorités habituelles, on peut citer :

  • positionnement flexible

  • positionnement horizontal si nécessaire

  • accès des patients

  • conception modulaire, fonctionnalités polyvalentes

  • mobilité

  • protection latérale

  • processus de préparation et de récupération

La catégorie de traitement réduit les choix, mais la configuration finale doit refléter le flux de travail réel de chaque établissement.

22. Un plus grand nombre de fonctions ne signifie pas nécessairement que le fauteuil est de meilleure qualité

On compare parfois les équipements médicaux en énumérant leurs caractéristiques.

Cela peut prêter à confusion.

Une clinique qui ne déplace jamais ses chaises pourrait tirer peu de bénéfices d’une configuration de transport de pointe.

Un centre de traitement disposant en permanence d’un raccordement au réseau électrique n’a peut-être pas besoin d’une batterie de grande capacité.

En revanche, un centre de dialyse peut tirer des avantages considérables en termes d’organisation du travail grâce à la pesée intégrée.

Une fonctionnalité n’a de valeur que si elle répond à un besoin clinique ou opérationnel concret.

Une bonne spécification ne vise donc pas à maximiser les fonctions.

Il optimise les fonctionnalités utiles.

23. Une méthode pratique pour choisir un fauteuil de soins

Avant de comparer les modèles, répondez aux questions suivantes.

À propos du traitement

Quelle intervention va-t-on pratiquer ?

Combien de temps dure une séance type ?

Quelles sont les positions requises pour le patient ?

Une situation d’urgence peut-elle se présenter ?

À propos du patient

Quelle population de patients utilisera ce fauteuil ?

Les limitations de mobilité sont-elles courantes ?

Dans quelle mesure le repositionnement autonome du patient est-il important ?

Un accès vasculaire est-il nécessaire ?

À propos du praticien

Où le personnel doit-il se tenir ?

Quelles parties du corps du patient doivent-ils atteindre ?

Le réglage de la hauteur du siège permettrait-il d’améliorer la posture de travail ?

À quelle fréquence change-t-on la position du patient ?

À propos de l’environnement

De combien d’espace dispose-t-on ?

La chaise va-t-elle bouger ?

Où se trouvent les prises électriques ?

Quels autres équipements se trouvent autour du fauteuil ?

Le fauteuil doit-il passer par des portes, des couloirs ou des ascenseurs ?

À propos du matériel

Faut-il une potence à perfusion ?

Une table d’examen est-elle nécessaire ?

Utilisera-t-on des écrans ou des tablettes ?

Le pesage intégré est-il utile ?

Le matériel doit-il être transporté avec le fauteuil ?

À propos du cycle de vie

Comment la chaise sera-t-elle nettoyée ?

Quels sont les composants susceptibles de s’user ?

Existe-t-il des revêtements de remplacement et des pièces de rechange ?

Comment l’entretien de la chaise sera-t-il assuré ?

Quelle est la durée de vie prévue ?

Une fois que vous aurez répondu à ces questions, la comparaison des caractéristiques techniques des produits prendra tout son sens.

24. Du concept à la configuration

Digiterm propose plusieurs gammes de produits, car chaque environnement clinique nécessite des solutions spécifiques.

Plutôt que de commencer par choisir un modèle, voici une méthode de sélection utile :

1. Définir le traitement

Déterminez la procédure clinique et la durée prévue du traitement.

2. Définir le patient

Tenez compte des exigences en matière de mobilité, de positionnement et de confort.

3. Définir le processus de travail

Déterminez ce que les cliniciens doivent faire auprès du patient.

4. Définir l’environnement

Tenez compte de la taille de la pièce, des déplacements, de la puissance et des équipements environnants.

5. Définir les fonctions essentielles

Distinguez les fonctionnalités indispensables des options souhaitables.

6. Comparez les gammes de chaises adaptées

Consultez le guide de sélection des modèles Digiterm et les pages consacrées aux applications.

7. Configurer la station de traitement

N’ajoutez que les accessoires qui facilitent le déroulement du travail.

8. Visualisez le résultat

Utilisez le « 3D Chair Designer » de Digiterm ainsi que ses outils de sélection des couleurs.

9. Examiner les exigences relatives au cycle de vie

Pensez au nettoyage, à l’entretien, au remplacement des revêtements et aux pièces de rechange.

10. Discutez du projet

Pour les installations complexes, les nouvelles cliniques, les appels d’offres ou les commandes en grande quantité, veuillez examiner l’ensemble du cas d’utilisation avec Digiterm ou votre partenaire Digiterm local.

Le fauteuil fait partie intégrante de l’environnement thérapeutique

Le mobilier médical est parfois considéré comme un équipement accessoire par rapport à la « véritable » technologie médicale.

Pour les patients suivant un traitement de longue durée, c’est parfois l’inverse qui se produit.

Le fauteuil constitue l’environnement physique dans lequel se déroule une grande partie du traitement.

Elle détermine la position assise du patient, la manière dont les soignants peuvent l’atteindre, la disposition du matériel autour de lui et la facilité avec laquelle le poste de soins s’adapte lorsque les circonstances changent.

L’objectif d’une conception réussie de fauteuil médical ne consiste donc pas simplement à créer un siège confortable.

L’objectif est de créer une interface stable, adaptable et efficace entre les soins prodigués aux patients et l’environnement clinique.

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